Merci aux créateurs cassant les standards de la mode, merci à la mode anglaise pour avoir rompu le mythe de la mannequin taille 32, merci de briser les clichés de la beauté normalisée. 

H&M lançait sa nouvelle campagne estivale le 5 mai. La marque suédoise s’affranchit alors des diktats de la mode en choisissant un mannequin au corps dit « normal ». Postées sur le compte Instagram de la marque, les photos subliment l’égérie néerlandaise, Jill Kortleve qui prône le mouvement body positivisme à la perfection sur son compte Instagram (@jilla.tequila). Ses formes sont assumées et les photos ne sont nullement retouchées, les commentaires sont unanimes: merci. L’occasion pour H&M de faire oublier un temps ses scandales.

Comme le souligne Cosmoplitan, l’essence du body positivisme peut être résumée en une phrase: « toutes les physionomies ont de la valeur ». La perfection imposée par la société depuis des années qui décriaient les femmes dites « grosses » doit cesser. Ce mouvement permet de faire évoluer la perception qu’ont les femmes de leur corps mais également de leur faire prendre confiance en elles en s’acceptant. Il va plus loin, en les poussant à dépasser leurs peurs: s’afficher fièrement sur la plage, s’autoriser à porter robes ou shorts et assumer ses défauts sans retoucher une photo sur les réseaux sociaux. L’acceptation et l’amour de soi sont alors mis en lumière à travers cette nouvelle ère. 

A l’instar d’H&M, d’autres marques ont décidé d’éveiller les consciences depuis quelques années.  Asos ne gomme plus les petits défauts de ses mannequins, ni vergetures, ni cellulite. En outre, la collaboration Ashley Graham x PrettyLittleThing prouve à tous et à toutes que le sexy va à toutes les femmes. Au sein de l’industrie de la mode, il n’existe plus tellement de distinction entre les tailles 32 et 56: la « silhouette Barbie » n’est alors plus en vogue et laisse place à toutes les morphologies. 

Ce mouvement bouscule alors enfin les diktats de la mode, qui prônait la silhouette filiforme lors du défilé Gaetano Navarro en 1995 ou encore le défilé Alaïa en 1991. Attendons maintenant de voir si les grandes maisons oseront s’affranchir de leurs normes lors des prochains défilés.. 


Si le body positivisme résonne comme une révélation pour la mode actuelle, les marques l’exploitent également comme un outil marketing percutant. Il est encore primordial pour les enseignes de créer des campagnes publicitaires sublimées, pour vendre du rêve à leur clientèle: l’enjeu commercial reste avant tout un des intérêts majeurs. 

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